Le 21 février 2025, le gouvernement australien a pris une décision majeure en interdisant l’utilisation des logiciels de Kaspersky Labs sur tous ses dispositifs et systèmes. Cette interdiction a été imposée par le Département des Affaires Intérieures, conformément au cadre de la politique de sécurité protectrice (PSPF). L’objectif de cette mesure est de prévenir tout risque lié à l’ingérence étrangère, à l’espionnage et au sabotage qui pourrait découler de l’utilisation des produits et services web de Kaspersky.
Une décision dictée par des préoccupations de sécurité nationale
L’initiative fait suite à une évaluation menée par Stephanie Foster, secrétaire du Département des Affaires Intérieures, qui a jugé que les produits Kaspersky représentaient un « risque de sécurité inacceptable » pour les réseaux et données du gouvernement australien. Cette décision vise à renforcer la sécurité des infrastructures critiques et à envoyer un message fort aux autres gouvernements et acteurs des infrastructures critiques en Australie sur les risques associés à l’utilisation de logiciels russes.
Le calendrier de mise en œuvre et les conséquences
Tous les produits Kaspersky doivent être retirés des systèmes gouvernementaux d’ici le 1er avril 2025. Cette interdiction suit de près une décision similaire prise par le gouvernement américain, qui a interdit la vente de Kaspersky en Amérique du Nord. De plus, cette annonce intervient en même temps qu’une série de sanctions imposées par le Département des Affaires Étrangères australien, qui vise 149 entités et individus russes, ainsi que des interdictions sur les drones commerciaux russes.
Contexte international et implications
La décision d’interdire Kaspersky est également le reflet de tensions géopolitiques croissantes, notamment entre l’Australie et la Russie. En effet, les sanctions du 24 février 2025, qui incluent des restrictions sur les drones russes, illustrent la volonté de l’Australie de se distancer des technologies russes dans un contexte de sécurité accrue.



